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Film : Mama

Mama

Espagne, Canada, 2013

Réalisateur :  Andrés Muschietti (argentin)

Avec Jessica Chastain, Nikolaj Coster-Waldau, Megan Charpentier, Isabelle Nélisse

Genre: Horreur (interdit - 12 ans)

Synopsis : Il y a cinq ans, deux sœurs, Victoria et Lily, ont mystérieusement disparu, le jour où leurs parents ont été tués. Depuis, leur oncle Lucas et sa petite amie Annabel les recherchent désespérément. Tandis que les petites filles sont retrouvées dans une cabane délabrée et partent habiter chez Lucas, Annabel tente de leur réapprendre à mener une vie normale. Mais elle est de plus en plus convaincue que les deux sœurs sont suivies par une présence maléfique…

Dès les premières minutes on est comme embarqué dans cette histoire. On voit ce père de famille complètement affolé/en pleurs qui à l'air de faire des choses en y ayant réflechi et en même temps de faire les choses machinalement. On voit ses deux adorables filles et on ne se doute pas de ce qui va se passer. Mais on a peur pour elles et la peur s'accentue au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire.

Les deux petites sont impressionnantes, tant elle joue bien leur rôle. Surtout la plus jeune qui ferait presque flipée.

Mama

Jessica Chastain (Annabel) est loin de ses rôles habituels. On aurait pû l'attendre dans le rôle d'une femme qui aime et veut des enfants. Non, on la retrouve dans le rôle d'une joueuse de basse dans un groupe de rock, les cheveux noirs, tatouée et qui souhaite sûrement rester une éternelle adolescente. La tension va crescendo jusqu'à ce que l'on découvre et voit ce qu'est, cette présence qu'Annabel soupçonne très rapidement.

Ayant vu beaucoup de films d'horreur, je peux vous assurer que vous passerez un moment horrifique. Et en plus avec une fin assez innatendue et très émouvante.

17/20

Bande-annonce

Film : Ida

ida

Pologne, 2014

Réalisateur : Pavel PAWLIKOWSKI

Avec : Agata Trzebuchowska (Soeur Anna - Ida Lebenstein, Agata Kulesza (Wanda),   Dawid Ogrodnik (Lis), Jerzy Trela (Szymon). 1h20.

Genre : Drame de l'adolescence

Synopsis : Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses voeux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l'occupation nazie.

Le film ne traite pas tant du secret car on apprend assez vite ce qu'il est. Il traite surtout de ce que sa découverte va entraîner. Anna/Ida est entraînée par sa tante, Wanda la rouge, vers la découverte de son passé. On est pas loin du récit d'initiation adolescente mais même à la fin on le sentiment que cette initiation n'est pas aboutie surtout après ce que sa tante fera.

On ne sait jamais à vrai dire si ce qu'elle apprend la touche vraiment. Dès le début, Anna affiche un visage assez peu clair dans ses sentiments. Mais l'histoire, la mise en scène, la musique et le fait que le film soit en noir en blanc nous emporte vers un état méditatif.

Pas un film grand public (ça risque de ne pas plaire à tout le monde) certes mais un réalisateur à décoouvrir.

18/20

Bande-annonce

Film : Jack et la mécanique du coeur

jack et la mécanique du coeur

France, 2014

Synopsis : Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu'aux portes de l'Andalousie.

L'animation française se porte bien. En adaptant son livre "La mécanique du coeur", Mathias Malzieu propose un film d'animation assez proche de l'univers de Tim Burton. Les illustrations sont soignées et les chansons magnifiques. D'ailleurs le titre interprété par Olivia Riuz, qui double Miss Acacia reste dans les esprits pendant un moment.

Jack devra faire preuve de courage et de patience pour retrouver Miss Acacia qui disparaît le lendemain de leur rencontre. Mathias Malzieu profite également de cette histoire pour faire la part belle au cinéma, en faisant en sorte que son personnage principal évolue dans sa recherche avec le grand Mélies. La musique a également son importance et on peut dire que c'est une comédie musicale car de nombreuses scènes et dialogues sont chantés. On a d'ailleurs plaisir à entendre la voix de Grand Corps Malade a qui le rôle de Joe va comme un gant.

On ne peut que saluer le travail qu'à dû représenter l'adaptation de cette histoire d'amour, d'aventure..

17/20

Bande-Annonce

Film : Pas son genre

Pas son genre

Synopsis : Clément, jeune professeur de philosophie parisien est affecté à Arras pour un an. Loin de Paris et ses lumières, Clément ne sait pas à quoi occuper son temps libre. C'est alors qu'il rencontre Jennifer, jolie coiffeuse, qui devient sa maîtresse. Si la vie de Clément est régie par Kant ou Proust, celle de Jennifer est rythmée par la lecture de romans populaires, de magazines « people » et de soirées karaoké avec ses copines. Cœurs et corps sont libres pour vivre le plus beau des amours mais cela suffira-t-il à renverser les barrières culturelles et sociales ?

On aurait pu s'attendre à une énième comédie romantique qui parle de deux personnes opposés qui finiront par se tomber dans les bras l'un de l'autre et puis un happy end final. Eh bien, il faut dire qu'avant de regarder j'avais exactement ce même à priori et je me suis pas mal trompé.

Jennifer (Emilie Dequenne) habite à Arras avec son fils qu'elle élève seule. Elle est coiffeuse et passe ces week-end avec ses amies en participant à des karaokés. Clément (Loïc Corbery) est professeur de philosophie parisien et provisoirement envoyé sur Arras. Il vit mal cela, et dit d'ailleurs qu'il est parisien et qu'il s'ennuie en dehors de Paris.

Voilà ces deux là qui vont se rencontrer chez le coiffeur où travaille Jennifer.

Je crois qu'il ne faut pas en dire plus car justement on ne sait jamais et ce jusqu'à la fin si ce couple composé de deux personnes qui ont une culture différente et des intérêts différents : Jennifer Aniston, karaoké..pour Jennifer et Kant, la littérature... pour Clément. Et on ne sait jamais si les sentiments des deux protagonistes sont sincères ou s'ils cherchent autre chose dans ce couple.

Un beau film français, à conseiller.

16/20

Mamie Poule raconte T6 L'ours qui voulait son doudou / Christine Beigel

L'ours qui voulait son doudou

2011, Gautier-Languereau

L'histoire : C'est l'hiver, l'ours se glisse dans son lit de neige pour une petite sieste. Mais impossible de fermer l'oeil ! Il n'a pas son doudou. Et quand un ours n'arrive pas à dormir... la terre tremble ! Vous voulez savoir s'il va retrouver son doudou ? Patience, Mamie Poule va tout vous raconter. C'est une histoire à dormir debout

C'est l'histoire d'un ours polaire qui ne retrouve pas son doudou. L'histoire est intéressante par contre aucune cohérence entre les animaux qui l'aide à trouver le doudou (canard, cigogne, vache, baleine). Du coup on a dû mal à accrocher à l'histoire bien que les illustrations soient assez jolies. On aurait pû attendre peut-être que ce soit des animaux de la banquise qui aide l'ours mais peut-être que c'est assez loufoque parce que c'est mamie poule qui raconte l'histoire à ses poussins.

Dès 5 ans

La promesse / Jeanne Willis, Tony Ross (ill.)

La promesse

2003, Gallimard Jeunesse

L'histoire : Là où le saule rencontre l'eau, un têtard rencontra une chenille. Ils se regardèrent dans les yeux et tombèrent amoureux. «J'aime tout chez toi, déclara la chenille. Promets-moi de ne jamais changer.» Sans réfléchir, le têtard promit...
Mais tout le monde sait bien que les têtards ne peuvent rester les mêmes, pas plus que les chenilles, d'ailleurs. Qu'adviendra-t-il alors de leur amour ?

Un texte et des illustrations à déguster avec souhait. Très bon album jeunesse et même un coup de coeur perso, pour cette "histoire d'amour" dont tout le monde se doute qu'elle ne se terminera pas forcèment bien car comme on le sait une chenille et un tétard ne peuvent pas rester éternellement comme ils sont.

Un texte qu'apprecieront autant les adultes que les enfants. Dès 3 ans

BD: Les démons d'Alexia Tome 1 à 6

Les démins d'Alexia tome 1les démons d'Alexia tome 5

4ème de couverture : "Le CRPS : centre de recherche des phénomènes surnaturels est une institution discrète qui lutte contre les évènements paranormaux qui menacent l'équilibre de notre monde. Une lutte bien inégale...jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle stagiaire, exorciste surdouée, Alexia. Alexia s'engage corps et âmes dans ce difficile combat"

T1 : L'héritage

T2 : Stigma diabolicum

T3 : Yorthopia

T4 : Le syndrome de Salem

T5 : Le sang de l'ange

T6 : Les larmes de sang

Le premier tome de cette série est plutôt une introduction à ce qui va suivre. Alexia fraîchement recruté, arrive au CRPS. Le scénario démarre bien, on a envie de découvrir ce qui va lui arriver et l'héroïne à l'air sympathique.

Mais dès le 2ème tome, je me suis sentie un peu perdue, malgré l'envie de savoir ce qu'est la zone 85.

Le 3ème tome réhausse le niveau, lorsqu'Alexia entre à Yorthopia en signant les registres qui feront d'elle, attention SPOILER....une exorciste et une sorcière.

"Chevalier Xavier" de Martine Bourre

Chevalier Xavier

L'histoire : Dans un coin du Moyen-Age, entre collines et vallons, vit Xavier le jardinier. Il plante et sème selon les saisons pour approvisionner les cuisines du château. Un matin, arrive un messager tout essouflée "Oyez ! Oyez ! Notre bon Roi Godefroy s'en va guerroyer contre ce félon de Baron Léon ! Tous les hommes valides doivent y aller ! Oyez ! Oyez !"

Xavier, le jardinier, va donc être embarqué dans une guerre que même son cheval n'accepte pas car il n'a pas de cotte de mailles. Ils vont donc voir, sa mère qui tricotera une cotte de mailles pour le cheval et ils pourront prendre le chemin de la guerre.

Martine Bourre fait comme un suite à "Princesse Inès" (on retrouve en fait son père dans l'histoire), en utilisant le même style de dessin et quasiment la même palette de couleur. J'avais beaucoup aimé "Princesse Inès" et "Chevalier Xavier" se laisse apprécier de la même manière. Si ce n'est que j'ai trouvé le texte un peu plus difficile.

Dès 6 ans

Ikigami, préavis de mort de Motoro Mase

Ikigami, préavis de mort

L'histoire : "Que feriez-vous s'il vous restait 24 heures à vivre ?" Pour rappeler à tous la valeur de l'existence, une loi (de Prospérité Nationale) a instauré l'Ikigami, une sorte de préavis de mort qui ne laisse qu'une journée de répit à celui qui le reçoit..

Incroyable, coup de COEUR pour ce premier tome. Imaginez, une société dans laquelle on vous injecte dès l'école primaire un vaccin, certaines des seringues contenant une micro-capsule qui se loge dans le coeur de certains et provoque sa mort, entre 18 et 24 ans en explosant à une heure précise.

Waouh! ça craint vraiment parce qu'en plus vous savez que vous ne pouvez pas y échapper, parce que vous êtes obligé de vous faire vacciner. Sur le coup, je me suis dit que si un truc comme ça existait pour de vrai ça saurait horrible, et en même temps je me dis quelle bonne histoire et quel bon manga !

Tout ça dans le but de faire découvrir la valeur de la vie. Et on voit bien que ça en donne la preuve avec la première victime qui se remet doucement des brimades qu'il a subit pendant son adolescence au lycée.

Enfin, dans ce manga, on fait la connaissance de Fujimoto qui a 25 ans et donc ne risque plus de mourir (il a dépassé le delai) et qui travaille dans le service qui délivre le préavis de mort "24 heures avant le décès". Mais on sent d'emblée que Fujimoto s'interroge sur ce qu'il fait et on espère qu'il fera quelque chose pour arrêter cette machine meurtrière.

Pour ados/adultes

Le bonhomme de nuit de Catherine Moreau, ill.Vannessa Hié

Le bonhomme de nuit

éd. L'Elan Vert, mai2009

L'éditeur : Le bonhomme de nuit vient me voir juste après le bisou du soir. Finis les monstres à cauchemars ! Dans son gros sac, il transporte de fabuleuses histoires.

Un petit garçon n'arrive pas à dormir, car il "voit des choses affreuses". Mais heureusement "le Bonhomme de nuit" est là pour veiller sur tous les enfants de la terre pour qu'ils arrêtent de faire des cauchemars.

La peur est très bien traité dans cet album. On a plaisir à le lire et les illustrations tout d'abord sombre (pour représenter la peur de l'enfant) deviennent plus lumineuses et claires (à la dernière page), comme pour montrer que la peur et les cauchemars sont partis, qu'ils ont été chassés et qu'ils ne reviendront plus.

Dès 3 ans

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