Et devant moi, le monde / Joyce Maynard

Et devant moi, le monde

Origine : Etats-Unis, 2011

Printemps 1972 : le New York Times Magazine publie un long article qui connaît un immense succès. La signataire de ce discours original sur la jeunesse, Joyce Maynard, dix-huit ans, en première année d'université à Yale, reçoit des centaines de lettres enthousiastes, parmi lesquelles celle de J. D. Salinger, cinquante-trois ans, (dont elle n'a jamais lu une ligne). S'ensuit une correspondance soutenue entre la jeune étudiante et l'auteur-culte de L'Attrape-cœurs. Très vite, sur les instances de celui-ci, Joyce abandonne Yale et ses études pour aller partager avec son admirateur une vie faite d"un splendide isolement et d’ascétisme culinaire. Mais, au fil des mois, les problèmes se multiplient au sein de ce couple improbable. Acupuncture et homéopathie n’y pourront rien : laissée en proie à un désarroi total, Joyce est congédiée d’une manière aussi cruelle qu’inattendue.

Vingt-cinq ans plus tard, divorcée et mère de trois enfants, devenue elle-même un écrivain confirmé, elle tente de raconter cette histoire et d’y trouver une explication dans ce livre. Elle décrit son adolescence entre un père poète alcoolique et une mère décidée à faire de sa fille un prodige littéraire, mais surtout, avec une franchise parfois jugée choquante, elle analyse son combat désespéré pour retrouver son équilibre après que Salinger a mis fin à leur liaison. Une liaison étrange et dévastatrice dont le récit porte un éclairage peu banal sur l’idole des lettres américaines.

"Et devant moi, le monde" est donc l'autobiographie de Joyce Maynard qui parle de sa relation avec J.D Salinger avec qui elle est allée vivre, alors qu'elle n'avait que 18 ans et lui 53 ans.

Déjà pourquoi avoir lu ce livre, tout simplement parce que j'ai été fasciné par le film "Last Day of Summer" et j'ai appris que c'était une adaptation d'un roman de Joyce Maynard, "Long week-end". Faute de pouvoir lire son roman, j'ai décidé de commencé par son autobiographie qui m'a tout de suite emballé à la lecture de la quatrième de couverture.

Joyce Maynard raconte sa vie avec une mère obsédée par la réussite de sa fille, un père alcoolique mais passionnée de peinture et un homme qui va entrer dans sa vie alors qu'elle sort juste de l'adolescence qu'elle n'a pas vécu comme toutes les autres filles. Salinger exercera sur elle à la fois une fascination et une emprise qu'elle aura du mal à se défaire pendant des années.

Un beau texte. Bien que ce soit une autobiographie et qu'il n'y a pas du suspense on a tout de même envie de savoir ce qui a pû se passer dans la tête d'une jeune fille pour aller s'enfermer dans une maison, coupée du monde avec J.D Salinger, célèbre pour son roman "L'attrape-coeurs" mais qui avait 35 ans de plus qu'elle.

Joyce Maynard

J.D Salinger autobiographie

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